« En avant la Musique !!! »
Catherine MORIN-DESAILLY
Présidente
et les membres du bureau de l’Association Culture Toute !
ont le plaisir de vous convier à une conférence-débat
autour d’Ivan RENAR,

Président de l’orchestre national de Lille, Président de l’association française des orchestres, Sénateur honoraire

sur le thème :
« Quelles politiques musicales pour un territoire ? »
Depuis la formation des futurs musiciens jusqu’à la constitution des orchestres :
La vie des opéras et des salles de concert

 le Jeudi 28 Mars 2013 à 19 heures

à la Chapelle Saint Louis – Place de la Rougemare – 76000 ROUEN

La soirée se terminera par un moment convivial autour du verre de l’amitié
Merci de bien vouloir confirmer votre présence au 02.35.15.38.30 ou catherine.morindesailly@wanadoo.fr

Publié par : Jean | 8 février 2013

Conférence de Véronique Cayla, présidente d’Arte

2013-02-07 18.25.44Véronique Cayla, Présidente d’ARTE France présente ce soir dans l’amphithéâtre du CESI, bien rempli pour cette occasion, la chaine franco-allemande, ses enjeux et ses défis à l’heure du  50ème anniversaire du Traité Franco-allemand.

  La séance commence par un mot d’accueil de Christine Dispa, Directrice du CESI Nord-Ouest, puis par la présentation de la conférence, placée sous le signe du cinquantenaire du traité franco-allemand de 1963, dont on commémore cette année le cinquantenaire. Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime et vice-présidente du Mouvement Européen, Bernard Deladerrière, président du Mouvement Européen de Seine Maritime et vice-président du Mouvement Européen France, et Jean-Marc Delagneau, président du Comité Normandie-Basse-Saxe.

Véronique Cayla rappelle tout d’abord que la chaîne ARTE a été créée en 1991 à la suite d’un sommet franco-allemand. Il s’agit d’un service public financé par les redevances française et allemande, dont le but est de diffuser des programmes culturels à dimension européenne.

Il s’agit d’une utopie, qui n’a pas à ce jour d’équivalent au monde, mais c’est une utopie réaliste, qui a bien réussi dès la première année.

La chaîne est organisée autour du pôle Arte-France, Arte-Allemagne et Arte-GEIE à Strasbourg. Elle a 182 millions de téléspectateurs potentiels à travers la diffusion directe ou par le satellite Astra sur toute l’Europe. 75 millions de personnes la regardent régulièrement. Sa part de marché est de 2% en France et 1% en Allemagne. Elle est aussi présente sur Internet, où elle est diffusée en direct, en replay (Arte+7) et sur des plateformes thématiques.  Les deux plateformes actuelles sont Arte Live Web

http://liveweb.arte.tv/

et Arte Creative

http://creative.arte.tv/fr/

Une troisième plateforme destinée à l’écologie est en préparation. Ces plateformes font partie d’un projet visant à construire une galaxie ARTE multiculturelle et multilingue, qui s’intègrera à la télévision connectée qui va se développer dans les années qui viennent. D’ores et déjà, la diffusion Internet augmente de 50% par an.

Les programmes sont à 85% européens, c’est pourquoi il n’y a pas de séries américaines sur la chaîne. Les documentaires forment 45% de la programmation.

Pour conclure, ARTE est une chaîne franco-allemande mais a une mission européenne.

Véronique CAYLA répond ensuite aux nombreuses questions de la salle.

La chaîne est-elle tentée par la publicité ?

Cela n’irait dans l’air du temps, qui est, en France comme en Allemagne, à la réduction de la publicité à la télévision. En Allemagne, on veut protéger la presse écrite et ses ressources publicitaires en limitant la publicité sur d’autres médias. La publicité est cependant possible sur Internet. Il faut cependant souligner que l’absence de publicité confère à la chaîne une grande indépendance vis-à-vis du monde de l’économie.

Il n’y a pas de théâtre sur Arte 

La littérature comme le théâtre posent des problèmes, car ils passent par le langage, et c’est difficile sur une chaîne bilingue. Une pièce allemande sous-titrée en prime time ne marchera pas. Arte laisse donc le théâtre à France Télévision.

Qu’en est-il du mécénat ?

Le mécénat est possible et Arte est en partenariat sur certains événements comme le Festival d’Aix en Provence.

Arte est-elle fédéraliste ?

Le capital est seulement franco-allemand, il serait dangereux aujourd’hui de toucher à ce socle pour l’élargir à d’autres participations financières. C’est par la culture que l’on pourra relancer la construction de l’Europe. Cela passe par la création d’un imaginaire européen, c’est-à-dire la production de fictions franco-allemandes, ce qui est difficile. Cela marche mieux sur les documentaires et l’histoire.

Faut-il augmenter l’audience ?

Les programmes ne sont pas conçus pour faire de l’audience, c’est la récompense, mais pas le but. La nouvelle grille depuis 1 an et demi a fait gagner 20% d’audience. La moyenne d’âge est de 58 ans à la télévision et 44 ans sur Internet. Il n’est pas question de faire des programmes ciblés sur les jeunes, qui risqueraient de faire partir les plus âgés sans pour autant récupérer les jeunes, qui regardent plutôt sur Internet. Arte ne s’inquiète pas de l’arrivée des nouvelles chaînes, qui sont souvent identiques et ont des contenus qui s’appauvrissent.

Pourquoi a-t-on attendu 1991 pour créer ARTE ?

François Mitterrand craignait qu’après la réunification , l’Allemagne se tourne vers l’Est, et il cherchait un point d’ancrage pour le couple franco-allemand, qui pouvait être la culture et donc cette chaîne franco-allemande.

Peut-on imaginer une collaboration avec le monde anglophone pour créer des fictions ?

Arte collabore pour les fictions avec les pays nordiques, comme la série danoise Borgen, qui marche très bien. Il serait facile de faire appel à la fiction américaine, mais Arte a une mission européenne. 85% des films diffusés par la chaîne sont des films art et essai.

Arte pourrait-elle créer des événements ?

Cela s’est déjà fait, avec les programmes d’été sur les années 60, des concours de chanteurs d’opéra, on prévoit un thème sur 24 heures de la vie des femmes dans le monde.

Quelle langue de travail ?

On pourra citer ce chiffre, 100% des journalistes allemands parlent français pour seulement 30% des journalistes français qui parlent allemand. Les échanges se font dans la langue maternelle de chacun, que comprend généralement l’interlocuteur, sans forcément pouvoir la parler.

traité de l'élysée

Culture toute !, associé au Mouvement Européen, invite Véronique Cayla, Présidente d’ARTE France, qui présentera la chaine franco-allemande, ses enjeux et ses défis à l’heure du

« 50ème anniversaire du Traité Franco-allemand »
Jeudi 7 Février 2013 à 18h00

dans l’amphithéâtre du CESI de Rouen

(Centre d’Enseignement Supérieur et Formation Professionnelle)

1, rue G. Marconi – Parc de la Vatine – 76130 Mont Saint Aignan

caylaVéronique CAYLA

Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et d’un 3ème cycle d’urba-nisme, elle a exercé de très nombreuses missions au sein de différents ministè-res avant d’être successivement Directeur Général de la Vidéothèque de Paris (1989-1992), Directeur Général du Groupe cinématographique MK2 (1992-1998), Président Directeur Général de LMK-IMAGES SA (1994-1998), puis membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de janvier 1999 à janvier 2001, Directrice Générale du Festival de Cannes de janvier 2001 à juin 2005, et Pré-sidente du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée de juin 2005 à décembre 2010. Depuis le 1er janvier 2011, date à laquelle elle rejoint la Prési-dence du Comité de gérance d’ARTE G.E.I.E et depuis le 23 mars 2011, elle est Présidente du Directoire d’ARTE France.

Le jeudi 18 octobre, l’ association « Culture Toute ! « a  fait sa « rentrée culturelle  » à l’espace de la Calende, où Christophe Longhi nous a accueilli, l’occasion de présenter les expositions en cours et à venir.  Jean Braunstein nous a fait partager sa passion pour le patrimoine de Rouen, en présentant son livre « 100 clés pour comprendre le patrimoine de Rouen », publié aux éditions des Falaises.
Puis Alexandre Gonoboline « artiste émerite de la république d’Ukraine  » violoniste et compositeur , 1er prix du conservatoire de Kiev , en tournée en France  nous a fait bénéficier de son talent et de son humour habituel ! decidemment « La Culture est  » bien , « ce qui transforme un journée de travail en journée de vie  » !
Culture toute vous propose cette année un programme varié : conférence du sénateur Renard, président de l’orchestre de Lille, qui nous parlera de la politique musicale, des orchestres, des opéras, le 6 décembre. Le 8 décembre, Patrice Latour renouvellera pour les adhérents qui ne l’ont pas faite la visite du carillon de la cathédrale de Rouen. D’autres projets sont en cours de finalisation pour l’année 2013.
Publié par : Jean | 10 octobre 2012

Prochain rendez vous de Culture Toute !

L’association Culture Toute ! et la Galerie Espace de la Calende organisent le Jeudi 18 Octobre 2012 à 19h30 à l’espace de la Calende, 31 rue du Bac – 76000 ROUEN, l’avant-première de l’exposition de Franck ECALARD – peintre et de Jean-François GLABIK – sculpteur, la présentation de la saison 2012-2013 de Culture Toute ! et la Présentation du livre de Jean Braunstein, « Cent clés pour comprendre le patrimoine de Rouen » en présence de l’auteur.

Le trio ukrainien d’Alexandre Gonoboline accompagnera la soirée, qui se terminera par un moment convivial autour d’un verre

Association Culture Toute ! Tél. 02 35 15 38 30

La fête brésilienne de 1550 à Rouen

Conférence d’Antoine Pouillieute, conseiller d’Etat, ancien ambassadeur de France au Brésil

On retrace tout d’abord la carrière d’Antoine Pouillieute, commencée au lycée Corneille, puis à l’Université de Rouen, avant de rejoindre l’ENA et intégrer plusieurs cabinets ministériels, dont celui du premier ministre Edouard Balladur, avant d’être nommé ambassadeur au Vietnam, puis au Brésil. Il est aujourd’hui consultant en stratégie et conseille les entreprises qui veulent d’installer dans les pays émergents.

Antoine Pouillieute rappelle les liens anciens unissant la Normandie au Brésil en retraçant les grandes lignes de la découverte et de la colonisation du Brésil à partir de Cabral en 1500, puis du Normand Paumier de Gonneville en 1503, et rappelle que Rouen a été l’un des ports principaux pour l’importation du pau brasil, le bois d’un arbre poussant dans la mata atlantica, la forêt atlantique du Brésil, qui permettait d’obtenir une teinture rouge, largement utilisée alors dans l’industrie textile rouennaise. Jusqu’en 1549, Rouen en aura le monopole d’importation. Ce bois sert aussi à faire les archets des violons. Le conférencier rappelle aussi l’aventure de Villegaignon, en 1555, racontée dans le roman Rouge Brésil. Les Français furent expulsés de la baie de Guanabara par les Portugais, qui y fondèrent Rio de Janeiro, mais ils rapportèrent des récits de voyage comme celui de Jean de Léry en 1578. Les liens entre Normandie et Brésil sont à l’origine de la Fête brésilienne de 1550, en présence d’Henri II et Catherine de Médicis, à Rouen.

Les Français avaient implanté le café en Guyane et aux Antilles au début du XVIIIème siècle, et de là, il passa au Brésil, grâce au cadeau fait par l’épouse du gouverneur de Guyane à son amant portugais, qui le ramena au Brésil. Antoine Pouillieute termine l’évocation des liens entre la Normandie et le Brésil en parlant des demeures de style anglo-normand de Petropolis, résidence impériale proche de Rio.

Il passe ensuite au concept d’émergence, puisqu’on considère le Brésil, l’un des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine), comme un pays émergent ».

Cette « émergence » n’est pas récente : le Brésil a vu son PIB multiplié par 127 au cours du XX ème

siècle. Certes la réactivité, l’ardeur, le dynamisme des BRIC, dont le PIB est l’égal de celui des États-Unis, ne doit pas conduire à surestimer leurs performances, mais il n’en reste pas moins qu’ils représentent 15% du commerce mondial, 20% de sa croissance économique et 40% de la population de la planète. Ils n’ont cependant pas de projet alternatif à l’organisation actuelle de l’économie mondiale et ne sont pas à l’abri de la crise, tout au plus doivent ils à la rusticité de leurs société une plus facile adaptation aux aléas économiques. Leurs infrastructures restent insuffisantes, en particulier au Brésil, qui pâtit par ailleurs de très fortes inégalités sociales. On peut cependant être raisonnablement optimiste pour un pays qui a vu sa classe moyenne passer de 34% de la population en 2005, pour atteindre 52% en 2009 et 70% selon les prévisions en 2014. En outre, la Bolsa Familia, créée par le président Henrique Cardoso et poursuivie par Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff a permis à 50 millions de personnes d’échapper à la faim.

Publié par : Jean | 13 septembre 2012

Conférence sur le Brésil et la Normandie

Culture Toute ! vous invite  à la conférence publique d’Antoine POUILLIEUTE, sur le thème :

 « Rouge Brésil et verte Normandie,histoire et émergence»

Samedi 22 septembre 2012 à 17h00

En l’Hôtel des Sociétés Savantes – salle Daniel Lavallée, 190, rue Beauvoisine à Rouen

   « Trois siècles d’art brésilien »,  on se souvient de la très belle exposition de la collection « Pimenta Camargo » qui a eu lieu au musée des Beaux-Arts en 2005 dans le cadre de l’année du Brésil en France, point d’orgue d’une saison initiée alors à Rouen par Catherine Morin-Desailly adjointe à la Culture, pour marquer les liens qui existent depuis le XVIème siècle entre la capitale Normande et le Brésil.         C’est lors de la saison retour en 2009, à l’occasion de la mission sénatoriale qu’elle a conduite au Brésil que Catherine Morin-Desailly rencontre Antoine Pouillieute, ambassadeur de France au Brésil, rouennais d’origine, ancien élève du lycée Corneille. C’est donc tout naturellement que l’association « Culture Toute ! » a tenu à s’associer à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen pour cette rencontre inédite. Une manière de prolonger les années croisées qui ont renforcé les liens entre le rouge Brésil et la verte Normandie

Qu’y a-t-il de commun entre le Rouge Brésil et la verte Normandie?

Rien a priori.

Sauf que, lorsqu’au XVIème siècle naissant, les Portugais débarquèrent au Brésil, des capitaines et armateurs de Honfleur ou de Dieppe suivirent de très près. D’ailleurs, avec Nantes, le port de Rouen obtint aussitôt le monopole d’importation du bois de braise au plus grand bénéfice de la draperie normande. C’est aussi au Havre que Villegagnon embarqua pour fonder la France antarctique en baie de Guanabara. Enfin, c’est en Normandie que le comte d’Eu, petit-fils de Louis-Philippe, vécut son exil avec son épouse, fille de Pedro II, empereur du Brésil.

Et aujourd’hui, qu’ont donc encore à se dire une puissance émergente du Nouveau monde et une belle région d’une vieille Europe souvent saisie par le doute? En vérité, les pays émergents sont certes impressionnants, mais leurs fragilités restent réelles et leur volontarisme affiché ne constitue en rien un destin commun. C’est donc grâce au tempérament des peuples et au génie des nations que tous progresseront vers une humanité plus élevée. Le lien entre le Rouge Brésil et la verte Normandie est donc plus solide qu’il n’y paraît.

On trouvera la liste des conférences de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Rouen sur son site

Publié par : Jean | 3 février 2012

Conférence de Michel Boyon, président du CSA

Michel Boyon, Président du conseil supérieur de l’audiovisuel, a répondu à l’invitation de Culture Toute !,  du Club de la Presse et de Rouen Business School pour présenter la télévision de demain.

Après avoir rappelé ce qu’est le CSA, c’est à dire une instance de régulation de l’audiovisuel indépendante des pouvoirs politiques, dont on parle beaucoup actuellement dans le cadre de la campagne électorale car il est chargé du décompte du temps de parole des candidats, mais le CSA n’est pas que cela.

Aujourd’hui, nous possédons 19 chaînes TNT ainsi que des télévisions locales, plus le cable, le satellite et l’ADSL. 60% de la réception se fait par la TNT, 25% par l’ADSL. 6 nouvelles chaînes vont venir complèter l’offre de la TNT, il y a 34 demandes, qui seront examinées par le CSA.
Le passage à la TNT a généré un renouvellement du parc de récepteurs, puisque 24 millions de téléviseurs ont été vendus depuis 3 ans (dont 9 millions en 2011) : puisqu’il y a 26 millions de foyers, le parc a été presque entièrement renouvelé.

La télévision de rattrappage va se développer. Aujourd’hui, elle ne représente en moyenne que 4 minutes par jour, alors que la télévision est regardée pendant 3h45. La durée passée devant la télévision est en augmentation, même chez les 18-25 ans, mais on fait de plus en plus autre chose en même temps, il ne s’agit plus comme autrefois d’une écoute exclusive.

La radio numérique terrestre : 1/3 des Français n’a que 10 radios à sa disposition, en moyenne, c’est 27 radios et à Paris, c’est 85. France Info n’est reçu que par 70% des Français (France Inter, 98%)

La télévision connectée : les récepteurs TV vont de plus en plus pouvoir recevoir Internet. 20% sont aujourd’hui connectables, mais seule une minorité se connecte effectivement. Les récepteurs pourront recevoir les images venues d’Internet, c’est à dire des images non contrôlées. Il y là un risque de contournement de la régulation française que représente le CSA : la violence, la pornographie, ne pourront plus être contrôlés et le rôle de la télévision dans la défense des oeuvres française sera contourné. La France est un des seuls pays à règlementer la diffusion télévisée, et cela pourrait être rendu inefficace par la télévision connectée, d’autant plus que les lobbys d’internautes sont puissants et s’opposent à toute régulation.
Selon Michel Boyon, il y a un principe simple à appliquer : toute personne tirant des revenus de la diffusion d’une oeuvre doit participer à son financement.

C’est en 1982 que l’on a commencé à réguler l’audiovisuel, qui à l’époque dépend de l’Etat. La loi de 1986 a supprimé le monopole et permis l’émergence de radios et de télévisions privées. Un régulateur indépendant, le CSA, a été créé, il a pour but de promouvoir la culture française, d’aider le cinéma, puis plus tard, de favoriser la visibilité de la diversité, protéger l’enfance, aider à la prévention sanitaire, il a donc un rôle sociétal important. Aujourd’hui, on se préoccupe beaucoup des aspects technologiques de la régulation et de l’impact économique, sachant que l’audiovisuel représente 300 000  emplois.

Comment faire appliquer les règles ?
Il y a peu de manquements, car il y a un dialogue avec les médias. Sinon, on commence par une admonestation, puis une mise en demeure, la sanction ultime étant le retrait de l’autorisation. On peut aussi supprimer des écrans publicitaires, infliger une amende (une radio a dû payer une amende de 200 000 euros), faire lire un communiqué à l’antenne pour souligner un manquement à la rigueur de l’information (utilisé pour une grande chaine de télévision ayant diffusé des images tournées à une autre époque et dans un autre pays pour illustrer des manifestations en France).

Ne risque-t-on pas d’aboutir à une concentration quand on voit Canal+ prendre de plus en plus d’importance en reprenant des chaînes, attribuées à d’autres, qui revendent ensuite avec une importante plus value ? En réalité, lancer une chaîne demande un gros investissement, on ne peut interdire à un investisseur de revendre, non la propriété de la fréquence, mais le droit de diffusion de la chaîne. Quant à la concentration, elle va dans le sens de l’histoire économique, nos groupes audiovisuels sont très faibles au niveau européen et mondial, ils ne peuvent investir à l’étranger et risquent d’être victimes d’OPA, ils doivent donc se renforcer.
En conclusion, la télévision est morte, vive la télévision : une nouvelle télévision se construit, avec plus de liberté de choix, mais se pose toujours le problème de la qualité des programmes.

Michel Boyon, président du CSA, donnera une conférence à Rouen Business School le jeudi 2 février 2012

Michel Boyon est le président du CSA depuis 2007 pour une durée de six ans.

Au lendemain du passage réussi au tout-numérique, une nouvelle ère de la télévision s’ouvre avec notamment l’arrivée de la Haute Définition, la télévision connectable, la perspective des nouvelles normes en matière de diffusion, mais aussi l’attribution de nouvelles fréquences. Ce sont des nouvelles perspectives qui s’offrent à nous mais égale-ment des nouveaux enjeux économiques et culturels du paysage au-diovisuel français. Le groupe d’études « Médias et Nouvelles tech-nologies » du Sénat étant particulièrement attentif aux innovations et aux adaptations nécessaires, sa présidente Catherine Morin-Desailly a proposé à Michel Boyon, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, de venir exposer sa vision de la « Télévision du Futur » à Rouen Business School. Sa présence sera l’occasion d’évoquer cette haute autorité indépendante qu’est le C.S.A.

 

Le site du CSA

Sur le site de Rouen Business School,  « Conférences Des Mots & Débats »

Programme de la conférence : 18 h 00 – Accueil des participants

18 h 15 – Mot d’accueil d’Arnaud Langlois-Meurinne

18 h 30 – Présentation par Catherine Morin-Desailly

18 h 45 – Conférence-débat de Michel Boyon, animée par Stéphane Salzmann, journaliste-animateur à France Bleu Haute-Normandie

19 h 30 – Echanges avec la salle

20 h 00 – Cocktail de clôture

Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence avant le 31 janvier. Par mail à l’adresse catherine.morindesailly@wanadoo.fr, par téléphone au 02 35 15 38 30, ou par fax au 02 35 71 14 85.

Publié par : Jean | 17 décembre 2011

Visite des locaux de France Bleue Haute Normandie

Les adhérents de Culture Toute ! ont pu visiter ce samedi matin 17 décembre les locaux de France Bleue Haute Normandie guidés par le directeur de la station, Bruno Leroy. Ils ont pu voir comment a été aménagé le hangar portuaire où s’est installée la station rouennaise et suivre les informations et quelques minutes d’une émission en studio. Bruno Leroy a ensuite répondu aux questions du groupe.

France Bleue Haute Normandie est l’une des 43 stations régionales de Radio France, qui représentent le tiers des effectifs et le quart des crédits du groupe. La station de Haute Normandie compte 40 collaborateurs, 30 à Rouen, les autres à Evreux et au Havre. Elle touche chaque jour 230 000  personnes, plutôt hors des grandes villes, les 35-60 constituant le groupe le plus représentatif des auditeurs.

France Bleue Haute Normandie est une radio de service public, intégrée dans le groupe Radio France, qui comprend 7 chaînes, France Inter, France Culture, France Musique, France Info, Le Mouv, FIP et Radio Bleue. Le service public couvre 75% du territoire et touche 83% de la population. Il est financé à 90% par la redevance, le reste par la publicité (mais une publicité très réglementée, qui ne doit pas envahir le temps d’antenne).

La radio est aujourd’hui confrontée à de grands défis, mais elle a un grand avantage sur d’autres médias, elle peut s’écouter en mobilité et 8 personnes sur 10 en France l’écoutent. Dans les mois qui viennent va se développer la radio numérique terrestre, à l’instar de la TNT pour la télévision, qui proposera un meilleur son, six fois plus de fréquences, la possibilité d’écouter une radio régionale dans l’ensemble du pays. De nouvelles écoutes de la radio se développent, d’où l’importance pour France Bleue Haute Normandie d’être présente sur Internet, car aujourd’hui, ce n’est plus la radio qui se prolonge sur le Internet, mais les nouvelles écoutes sur le Web, sur les smartphones, sur les tablettes, qui peuvent mener à la radio.

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