Publié par : Jean | 9 décembre 2009

Compte rendu de la conférence d’Helios Azoulay

Le mardi 8 décembre s’est déroulée à l’espace Guillaume le Conquérant à Bois-Guillaume la conférence d’Hélios Azoulay à propos de son livre « Scandales ».

Après avoir remercié d’être venus si peu nombreux ceux qui avaient bravé la pluie, le froid, la nuit, pour venir l’écouter, Hélios Azoulay commence sa conférence par son scandale, celui qu’il a déclenché à l’opéra de Paris le 16 septembre 2002 en cachant une chaîne hifi qui a démarré pendant la réprésentation de Jules César de Haendel dirigé par Minkowski au bout de vingt minutes de concert. Le directeur de l’opéra a porté plainte, mais personne n’a jamais trouvé l’auteur…

Hélios Azoulay passe ensuite en revue différents scandales de l’histoire de la musique et du théâtre :

– Déserts d’Edgar Varèse, en 1951, seul scandale enregistré, car diffusé en direct, la salle hurle contre cette pièce pour petit ensemble et musique concrète.

– Empty Words de John Cage, un texte incompréhensible, qui suscite rapidement les hurlements du public, qui envahit la scène.

– Le scandale de Pélléas et Mélisande, fomenté par Maeterlinck, dont Debussy a repris le texte, mais n’a pas choisi pour le rôle titre la maîtresse de l’écrivain, Georgette Leblanc, mais une cantatrice écossaise, Mary Garden, qui prononce très mal le Français. Un partie de la salle est là pour démolir l’opéra, en particulier Camille Saint Saëns, qui est resté à Paris spécialement pour l’occasion. Cependant, malgré une première houleuse, les représentations suivantes auront beaucoup de succès.

– le scandale du Sacre du Printemps en 1913, au théâtre des Champs Elysées fit beaucoup pour la renommée de Stravinski, qui s’empressa alors d’oublier ses audaces pour verser dans la mode musicale néoclassique des années 20.

– le mouvement Dada et le surréalisme ont utilisé largement le scandale, en particulier lors de la création de « Parade », de « Mercure » ou de « Relâche » d’Eric Satie. Lors de la représentation de « Relâche », 300 phares de voiture font face au public, qui ne voit rien de ce qui se passe sur scène.

– le scandale des « Paravents » de Genêt à l’Odéon, Malraux doit intervenir pour que la pièce continue

Hélios Azoulay termine sur le scandale de la « Muette de Portici », opéra d’Auber donné à la Monnaie de Bruxelles, qui contribue à déclencher la révolution de 1830 à Bruxelles, dont la conséquence sera l’indépendance de la Belgique.

Après la conférence, Hélios Azoulay a dédicacé son livre, présenté par la librairie l’Armitère


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